L'école des femmes

Compagnie Les Géotrupes / Christian Esnay

Résidence du 15 au 27 mai 2018

Compagnie Les Géotrupes / Christian Esnay

L'école des femmes

Molière

« Si le théâtre est bien le laboratoire des gestes et des paroles de la société, il est à la fois le conservateur des formes anciennes de l'expression et l'adversaire des traditions. » Antoine Vitez

La pièce secoue parce qu’elle est plus que l’histoire d’un ridicule, elle est celle d’un monstre. Avant Orgon et Alceste, Arnolphe est « le premier homme dangereux » chez Molière (P. Malandain), en tant qu’il est celui-qui-sait-et-qui-peut-tout. Molière repeint aux couleurs d’une folie spéciale, et extrême, le vieux pitch du cocu.
Les cornes qui le dégoûtent d’avance, c’est comme s’il les avait déjà, ce n’est qu’une question d’heure. L’heure, justement, que nous passons, nous, spectateurs, à voir chaque geste qu’il fait pour les éviter les rapprocher de
son front.
Ce personnage aux vains efforts et aux lumières vacillantes, c’est celui de la «précaution inutile», qui a toujours été, et sera encore longtemps, la ressource inépuisable de la comédie.

Mise en scène

Christian Esnay

Dramaturgie

Jean Delabroy

Avec

Marion Noone
Belaïd Boudelal
Rose Mary D'Orros
Gérard Dumesnil
Matthieu Dessertines
Christian Esnay

Scénographie

François Mercier

Lumière

Bruno Goubert

Costumes

Rose Mary D'Orros

Son

Frédéric Martin

Administration

Eloise Lemoine

Production

Bruno Lathulière

chantier ouvert au public