Baston ?

Compagnie BROUNÏAK

Résidence du 11 au 22 mars 2019

Compagnie BROUNÏAK

Baston ?

Pièce pour une arène, un maître et deux de ses disciples

C'est le propre de la pensée totalitaire, de concevoir une fin des conflits. Hannah Arendt

Au coeur d’une arène, un sage et deux de ses disciples souhaitent redonner ses lettres de noblesse
à la notion de « Conflit ». Leur cérémonial promeut une gestion de conflit qui n’est basée ni sur
la violence ni sur le consensus. Un vaste programme articulé autour des cinq axes de leur pensée,
présentés ici en alternance avec des transitions musicales et didactiques. Sauf que la théorie
rentre parfois en collision avec la pratique...
Réussiront-ils seulement à se (dé)battre avec les tensions imprévues qui les assaillent ?
Ce spectacle entrecroise théâtre, musique et baston. Dans un dispositif public tri-frontal, trois
comédiens-musiciens mêlent humour, réflexion, transpiration et poésie.

Pourquoi le titre Baston ?
Un mot dynamique, mis en tension par un point d'interrogation, comme une provocation. Alors ? On se bat ? Un mot à la connotation puérile mais qui concerne un sujet qui nous touche pourtant tous, quel que soit notre âge.

Quels outils ?
Il s’agit ici de fabriquer un spectacle de théâtre musical avec :
• Une étude des comportements humains et animaux.
Quelles sont les stratégies mises en place (consciemment ou non) pour tenter de résoudre un conflit ?
• Un engagement physique et poétique de trois comédiens-musiciens qui mêlent théâtre et musique à exigence égale et qui revendiquent et assument une horizontalité d’engagement et de plaisir entre les médiums.
• Les mots de l’adolescence.
Cette parole brute, sensible, en plein conflit entre les appétits de découverte et les nécessités d’affirmation et de confrontation, nous semble ici très intéressante pour faire sonner la notion de conflit dans tous ses états.
En parallèle à la période de création, des projets pédagogiques (« Le conflit : mots, corps, sons »), en collège et lycée, permettront notamment de questionner et nourrir l’écriture de ce spectacle.
• Un paradoxe : Travailler à la paix en étudiant la guerre
Ce paradoxe est notamment porté dans cet art martial japonais nommé Aïkido, pratiqué à titre personnel, par chacun des interprètes. Nous ne nous attacherons pas ici à reconnaître ou à mettre en scène cet art martial, mais nous l’utiliserons en revanche, de manière souterraine, comme un vocabulaire physique et spectaculaire.

La compagnie Brounïak

Co-fondée en 2009 par Sébastien COSTE et Camille PERRIN, la compagnie Brounïak est le fruit de ces deux esprits voyageurs.
Ils se sont rencontrés en 1999 dans une maison de rééducation pour musiciens expérimentaux. Ensemble, ils ont par hasard réussi à s’enfuir et ont pris la clef des champs de la création contemporaine, de manière tout azimut. Grâce à de nombreuses rencontres, ils cultivent un amour tout à fait horizontal entre les formes populaires appelées « variétés » et les formes expérimentales dites « savantes ».
Aujourd’hui dans Brounïak, ils créent des spectacles ensemble ou en solo et revendiquent leur profil tangent qui bouffe éhontément aux râteliers du théâtre, de la musique, du clown et des arts de la rue.

Conception

Sébastien COSTE

Jeu, batterie, percussions

Alfred SPIRLI

Jeu, clavier

Galaad LE GOASTER

Jeu, clavier

Sébastien COSTE

Mise en scène

Servane DESCHAMPS

Création technique, régie

Frédéric SORIA

Costumes

Prune LARDE

Conseillers Baston

Luc SANSELME, Stéphane Filoque

Chargée d’infusion (production)

Amandine ROYER

Chargée d’émulsion (administration de production)

Aurélia COLENO–MOUROT

Chargée d’ébullition (communication)

Delphine GREINER

répétition

chantier ouvert au public